Inhibés par la timidité
Lancent en mon coeur des flèches meurtrières
Lâchées par tes yeux d'un bleu meurtrier
Et laissent mon coeur dans un désarroi.
Dans un baiser j'aimerais, pour toi,
Enchanter tes pensées un moment,
Sortir de ma peur, changer de peau
Imiter quelques temps les héros.
Rarement une telle beauté,
Sans jamais s'arrêter, me fit rêver.
Rêver, espérer, désespérer
Et oublier qu'un jour je t'ai aimé.
Feindre Baudelaire dans ces quelques vers,
Oser te dédier cette misère.
Un jour viendra, lointain certainement,
La peur aura fait place à l'engouement
Et dans un baiser incertain
Sur mon coeur fondra le tien.